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Adama Dramé est
né à Nouna au Burkina-Faso en 1954, dans une
famille de musiciens et de conteurs "Griot". De
culture malinké, il devient professionnel à
l'âge de douze ans grâce à son père
(Djéli, de père en fils). Virtuose du Djembé,
Adama Dramé revendique son identité africaine
et sa fidélité à la tradition à
travers ses musiques, ses rythmes, ses compositions et ses
improvisations.
Ce maître du Djembé connait à la perfection
les rythmes d'Afrique de l'Ouest et il est aussi capable de
trouver sa place dans la musique contemporaine, le jazz, ou
de croiser le rythme avec ceux d'autres traditions.
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| Aux
sources de la percussion "mandé"
mandingue
Un nouveau regard sur l'Art et la Tradition des Tambours d'Afrique
de l'Ouest
Le jeune Adama Dramé a appris très
tôt la musique. A Nouna dans la province de la Kossi,
ville située à 250 km de Bobo-Dioulasso et à
320 km Ouagadougou, Adama Dramé y
fit son école primaire de 1962 à 1966. Depuis
l’école primaire, il a pris goût à
cet art. A neuf ans déjà de retour de l’école
à 17heures, il accompagnait avec sa mère Assita
Koné, l’orchestre de son père Salifou
Dramét tous deux musiciens de profession qui eu à
son actif 4 disques 78 tours parus chez OPIKA au Congo Belge
entre 1954 et 1956.
En 1966, il décida d’abandonner l’école
à la surprise générale de ses camarades
et de son instituteur. Lui-même fut surpris de cette
décision car il ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
Une fois dans l’arène de la
musique, il eut au début de sérieuses difficultés
car son père ne lui faisait aucune concession. Mais
il compris plus tard que c’était la voie d’un
véritable succès musical. Après plusieurs
années d’apprentissage, il jeune Dramé
ayant acquis quelques expériences remplaça sa
grande sœur qui accompagnait son père dans la
percussion. Petit à petit, il se professionnalise.
A la fin de la récolte, Adama
Dramé parcourait avec l’orchestre de
son père dans toutes les provinces dela Haute Volta
pour animer des fêtes villageoises. Ce fut une belle
épreuve pour lui car dit-il, il fallait tenir toute
la nuit. Il allait vraiment connaître son sacre à
Ouagadougou. Vers 1970 son père fut invité à
Ouagadougou. Adama Dramé devait découvrir un
nouvel univers car dit-il : « J’étais fou
de joie car j’allais enfin voir la capitale avec ses
voitures et ses éclairages. L’occasion fut belle.
Il entrait au ballet de la volta dirigé par Sotigui
Kouyaté, où il s’est perfectionné
d’avantage.
Il fit des tournées en Cote d’Ivoire
et au Niger. De là il quittera la troupe de son père
pour s’installer comme soliste Djeméfola à
Bobo-Dioulasso au côté du maître Babila
Diabaté et de Yaya de nationalité Guinéenne.
Mais le jeune Dramé eut des débuts difficiles
avec cette troupe compte tenu da sa jeunesse. Plus tard, il
finira par s’imposer. On le surnomma Super Djembé.
Il était convié très souvent avec Baba
Kouyaté et Tamini aux animations des mariages. Il eut
l’occasion d’être invité un jour
à Bouaké en Cote d’ivoire, pays frontalier
avec le Burkina pour animer un mariage. Profitant de l’occasion,
il s’installa à Bouaké où il faisait
bon vivre et où le mot étranger était
loin dans les ténèbres de la violence. Bouaké
était pour lui un grand carrefour culturel. C’est
d’ailleurs dans cette ville qu’il a créé
le ballet national de Cote d’Ivoire. C’est à
Bouaké que sa carrière professionnelle va s’internationaliser
d’avantage. C’est dans cette ville ivoirienne
en 1976 qu’il va faire connaissance
de Bernard Mondet, alors en poste qui enregistra son premier
disque paru sous le label de l’UNESCO.
Monsieur Mondet fut aussi promoteur d’Adama Dramé
au premier festival du Bois de la Bâtie en Suisse (cf.
le livre "jelya être griot et musicien aujourd'hui"
édition l'harmatthan 1992. Auteur Adama Dramé
et Arlette SENN-BORLOZ).
Aujourd'hui plus fort encore, le Djembé d’Adama
Dramé résonne au plus profond de nous
comme un battement de cœur dans le ventre de la Mer,
il est l’âme de l’eau et de la terre, du
vent et des vagues, des forces de la nature favorable à
la diffusion des Césairités
et au déplacement de « l'arche » MARGOSE
Festival.
Message de soutien
d'Adama Dramé
pour les Césairités
du MARGOSE Festival
Si chacun de nous donnait le minimum de ce qu’il
possédait, il y’aurait pas de misère
dans ce monde.
Adama Dramé
Artiste et Philosophe
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Le Djembé en partage
- ce message universel
est un trait d'union entre les générations... |
Musique et Santé
Dans la vie, la santé est le droit de tout le
monde sans distinction social que l’on soit riche
ou pauvre. Pour Bâtir un pays, il faut des femmes
et des hommes en bonne santé.
Mais hélas ! Le droit à la santé
reste jusqu’à présent un luxe. Les
fléaux tels que le paludisme et la méningite
font plus de dégât par rapport au SIDA
qui est chanté même par les artistes, oubliant
ainsi l’essentiel des craintes de la population
qui tombent comme des mouches en période de pique.
reconnue en 2007 par Monsieur Roger Meï , Maire
de Gardanne et toute sa commune, mon cri de cœur
a été entendu, une réaction directe
et spontanée a été constatée
avec le déblocage d’une subvention de 10
000 Euro pour le centre SINDI
INTERNATIONAL à Bobo-Dioulasso
permettant pour trois ans la vaccination de 700 enfants
environs dont 160 à l’orphelinat le nid
et la pouponnière Den KANOU à Bobo-Dioulasso
avec le Vaccin W135 qui compte par dose d’une
personne le prix d’un sac de riz.
Cela signifie aussi que ceux qui ont bénéficié
de la première campagne de vaccination ne seront
plus immunisé contre la méningite en 2010.
Cette récolte a été réalisé
grâce à des actions collectives de jeunes
impulsés par deux des particpants à notre
échange de 2007, et qui sont toujours actifs
et présent pour promouvoir cette relation entre
eux et les jeunes qu'ils ont rencontré à
Bobo ou que l'on accueille à Gardanne, et par
des subventions exceptionnelle de la ville de Gardanne
au Centre Sindi International.
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les distinctions
Trois grandes reconnaissances
viennent couronner l’immense carrière
d’Adama Dramé
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en 2005 CHEVALIER de l’ordre et du mérite
des arts, des lettres, et de la communication ; avec AGRAFE
: Musique et Danse
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En 2007 Nommé citoyen d’honneur de la
ville de GARDANNE (France).

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En 2008 CHEVALIER de l’ordre de mérite
BURKINABE ; Avec Agrafe Art et Culture

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